Les organisateurs du Festival International des Musiques Afro-Urbaines du Fleuve Niger (FIMAUF) ont animé un point de presse ce vendredi 29 mai 2026 dans l’après-midi, à Niamey. L’événement, initié par l’artiste nigérien Soumo Moubarak, plus connu sous le nom de Barakina, s’annonce sous de grands auspices pour cette nouvelle édition.
La culture comme levier économique et social
Pour cette 4ème édition, le FIMAUF s’adapte aux réalités contemporaines en orientant ses thématiques vers l’avenir de la jeunesse. Lors de son intervention, le commissaire général du festival a tenu à préciser les grands objectifs et l’esprit de cette année :
« Cette année, nous sommes sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, dont nous pensons aujourd’hui sont aussi un levier économique pour les jeunes. À ce thème, on a ajouté aussi l’entrepreneuriat culturel parce que le FIMAUF, c’est la face de la culture qui montre que la culture n’est pas que divertissement. Ça montre ce côté de la culture qui est… nous sommes, à travers cette quatrième édition, en train d’expliquer l’importance véritable de la culture dans le développement d’un pays et l’importance capitale de la culture pour soutenir la population sociale. »
Moubarack Issoufou alias Barakina, commissaire général du FINAUF
Une pirogue ambulance et une pirogue scolaire pour la commune de Karma
Au-delà de l’aspect purement festif et musical, le FIMAUF se distingue par un engagement social fort et concret en faveur des communautés riveraines du fleuve Niger. Les organisateurs ont annoncé des actions humanitaires de grande envergure qui se dérouleront dans les semaines suivant les festivités :
« Cette quatrième édition, le côté social que nous envisageons, c’est les dons que nous préparons après le festival, ça veut dire exactement trois semaines après le festival. Nous avons une pirogue ambulance que nous sommes en train de mobiliser pour la population de la commune de Karma sur l’île de Kanazi, qui est une population de 350 personnes au milieu du fleuve, afin de transporter les malades, surtout les femmes enceintes, les enfants, vers les centres de santé. La deuxième pirogue, elle va servir aux scolaires, notamment vu qu’il y a un manque de collège et de lycée sur l’île. Donc les élèves y profitent, ils profiteront de cette pirogue pour pouvoir rejoindre la rive et rejoindre notamment leur établissement respectif. »
Barakina
Un programme écocitoyen et des spectacles sécurisés
L’initiateur du festival, Barakina, a quant à lui dévoilé le programme de cette édition, qui s’ouvre par une action écoresponsable indispensable pour la préservation du fleuve Niger.
« Le programme de salubrité qui se fera juste après la conférence. On va converger tout à l’heure au niveau du site du festival pour pouvoir lutter contre la pollution du fleuve. »
Concernant le volet musical, le public aura droit à deux grands rendez-vous :
- Samedi 30 mai 2026 : Un grand spectacle à l’hôtel Radisson à partir de 19h00.
- Dimanche 31 mai 2026 : Le grand festival habituel au bord du fleuve, qui débutera à 17h00 pour se clôturer à 23h00.
Les organisateurs ont également rassuré les festivaliers quant aux dispositions prises pour le bon déroulement de l’événement. La sécurité des personnes et des biens sera pleinement garantie par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), témoignant de l’implication des autorités nigériennes dans la réussite de ce rendez-vous culturel.
Les artistes invités ont d’ores et déjà promis d’offrir au public un show inédit et mémorable. Le rendez-vous est donc pris du 29 au 31 mai 2026 pour célébrer la musique afro-urbaine tout en valorisant le majestueux fleuve Niger, avec en point d’orgue la grande soirée culturelle de clôture prévue sur la Corniche Gamkalé.

