Le Niger et la Chine signent des accords majeurs pour l’avenir du secteur pétrolier

Niamey, le 19 mai 2026 – Le paysage énergétique du Sahel vient de connaître un tournant historique. Après des mois de négociations stratégiques, le Niger et la République Populaire de Chine ont scellé un nouveau protocole de partenariat pétrolier. Cet accord global, qui redéfinit les règles du jeu entre les deux nations, marque la fin d’une période d’incertitude et lance une phase d’exploitation souveraine et optimisée.

Le Premier ministre salue une « patience stratégique »

Le Premier ministre nigérien a tenu à souligner la vision du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP). Il a rappelé que ce moment important « va signer un peu la reprise et l’intensification des relations entre la Chine et le Niger ».

Selon le chef du gouvernement, ce résultat est le fruit d’un travail acharné : « Il y a eu des séances de rencontres, de travail fastidieux, et aujourd’hui, grâce à Dieu, grâce à la perspicacité et à la patience des deux parties, nous sommes arrivés à ce moment important ».

Les précisions du ministre des Affaires étrangères

Loin d’une simple énumération, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur a détaillé l’impact structurel de ce protocole en soulignant les avancées majeures pour le Trésor public :

« Le protocole que nous venons de signer consacre en faveur de notre pays des avancées substantielles. Sur le tarif de transport, le tarif de transport du pipeline d’exportation est ramené de 27 à 15 dollars par baril, soit 106 millions de dollars d’économie, soit environ 60 milliards de francs CFA d’économie pour l’État du Niger sur une période de 12 mois ».

Sur la question de la souveraineté et de la participation nationale, le ministre a été tout aussi explicite concernant la société de transport :

« Alors que l’État du Niger ne détenait à ce jour qu’une participation effective dans Wapco, l’accord de participation est désormais acquis pour une participation de 45 % dont les modalités commerciales seront négociées dans un bref délai ».

Enfin, concernant le rapatriement des fonds, il a précisé que les parties se sont accordées sur le « rapatriement des revenus issus de l’exportation du pétrole brut, qui mettra fin à une anomalie historique au bénéfice direct de notre économie nationale et de nos institutions financières ».

La partie chinoise réitère sa confiance

Le Directeur général de la CNPC-NP Niger, Zhang YU a reconnu que l’année passée a connu « quelques difficultés passagères ». Toutefois, il a réaffirmé l’engagement de son pays : « Dans l’esprit de partenariat de longue date avec le gouvernement nigérien depuis plus de 20 ans, nous avons constamment œuvré avec le comité de négociation dans un esprit de respect mutuel, de consultation égalitaire, de respect des contrats et de bénéfices partagés ».

Vers un futur énergétique et gazier

Ce partenariat ne s’arrête pas au pétrole. Le ministre a annoncé qu’une étude de faisabilité sera conduite dans un délai de six mois concernant « le potentiel gazier national de 23 milliards de mètres cubes, en vue de la production d’électricité, d’engrais et de gaz de pétrole liquéfié ».

Avec une projection de production atteignant 145 000 barils par jour d’ici fin 2029, le Niger s’assure une place de choix sur l’échiquier énergétique mondial, tout en garantissant que ses ressources servent prioritairement à sa prospérité nationale.

1 réflexion sur “Le Niger et la Chine signent des accords majeurs pour l’avenir du secteur pétrolier”

  1. Ping : Niamey : Un tournant majeur pour le tourisme et le pétrole nigériens - Algaita Studio

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut